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9/10/26

Des vices (cachés) dans votre logement ? Voici ce qui va changer à partir du 1er septembre 2027.

Vous achetez un logement et découvrez par la suite des problèmes d'humidité, une fuite dans le toit ou un système de chauffage défectueux. Pouvez-vous tenir le vendeur pour responsable ? À compter du 1er septembre 2027, les règles vont changer. Nous vous présentons ci-dessous les principales différences.

Il n'y a plus de distinction classique entre les vices apparents et les vices cachés

Aujourd'hui, on fait la distinction entre les vices « apparents » et les vices « cachés ». 

  • Vices apparents : problèmes que l'on pouvait constater lors d'une inspection normale et minutieuse du logement, comme une vitre cassée ou des fissures visibles dans un mur.
  • Vices cachés: problèmes que l'on ne pouvait pas détecter lors d'une inspection normale et minutieuse, comme des problèmes d'humidité derrière un mur ou un défaut caché au niveau de l'installation de chauffage.

En cas de vices cachés, vous pouvez engager la responsabilité du vendeur si le vice est grave et existait, en principe, dès la vente. Le vice doit être d’une gravité telle que, sans cela, vous n’auriez pas acheté le bien immobilier ou l’auriez acheté à un prix inférieur. Vous devez saisir rapidement le tribunal. Il n’y a pas de délai fixe, demandez donc conseil en temps utile.

À compter du 1er septembre 2027, ce n’est plus la distinction classique entre vices apparents et vices cachés qui sera déterminante, mais le fait que le bien immobilier réponde ou non aux exigences et conditions convenues. Le vendeur est en principe responsable des vices qui existaient déjà au moment de la remise des clés, même s’ils ne sont découverts que plus tard ou s’il n’en avait pas connaissance. En tant qu’acheteur, vous devez toutefois prouver que le vice, ou du moins sa cause, existait déjà au moment de la remise des clés. 

« L'achat d'un logement est une décision importante qui a de lourdes conséquences. Si un vice de construction venait à être découvert par la suite, un avocat pourra évaluer vos droits et rechercher avec vous la solution la plus adaptée. »
Nicolaas Vinckier, administrateur de advocaat.be

Délais

À compter du 1er septembre 2027, les délais à respecter changeront également. Voici un petit récapitulatif : 

Vous constatez un vice dans votre logement ? Vous pouvez alors en tenir le vendeur pour responsable, à condition que ce vice soit découvert dans les dix ans suivant la remise du logement.

Dès que vous constatez le vice, vous devez le signaler au vendeur dans un délai raisonnable. Cela vaut également si vous auriez en réalité dû remarquer le vice plus tôt. Le délai exact dont vous disposez dépend des circonstances. Vous ne parvenez pas à trouver un accord avec le vendeur ? Dans ce cas, vous disposez en principe de deux ans pour saisir le tribunal. Dans certaines circonstances, ce délai peut être temporairement suspendu, ce qui vous accorde un délai supplémentaire.

Attention : il existe toutefois une date limite. Vous pouvez intenter une action en justice au plus tard dix ans et trois mois après la remise du logement. Passé ce délai, ce droit s'éteint, même si les autres délais ne sont pas encore écoulés.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Avez-vous conclu un contrat de vente avant le 1er septembre 2027 ? Dans ce cas, les anciennes règles restent en principe applicables. 

Un défaut a été constaté, que faire maintenant ?

Vous constatez un défaut dans votre logement ? Prenez des photos, rassemblez des preuves et prévenez le vendeur dès que possible, de préférence par écrit. 

Un avocat peut vous aider à connaître vos droits et à trouver une solution adaptée, telle qu’une réparation ou une réduction de prix. La solution envisageable dépend des circonstances concrètes.

Vous pouvez également faire appel à un avocat avant l'achat. Celui-ci pourra examiner votre contrat de vente et vous accompagner à chaque étape du processus d'achat. Attention : le contrat de vente peut contenir des clauses limitant ou excluant la responsabilité civile du vendeur. Une telle clause n’est pas valable dans toutes les circonstances. Faites donc relire attentivement le contrat avant de le signer. N’attendez surtout pas trop longtemps, car vous perdrez vos droits si vous ne signalez pas les problèmes en temps utile et de la manière appropriée.

Vous souhaitez en savoir plus ?

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